31 août 2009
Demain, c'est la rentrée pour moi
Après 8 mois de chômage, demain je fais ma rentrée moi aussi. Un peu traqueuse, un peu impatiente de reprendre une activité professionnelle. Nouvel environnement, nouveaux collègues, nouveau boulot.
Cet après-midi, je suis allée en ville pour savourer cette dernière journée. Le shopping hors weekend, c'est fini. D'ailleurs, si certains se demandent si le magasin Zara est aussi bordélique en semaine que le weekend, c'est oui. Quand je travaillais comme vendeuse étant plus jeune, je me rappelle ces spécialistes du merchandising nous disant que "un peu de désordre" incitait les ventes. Perso, pour moi, c'est le contraire. Hors de question que j'achète un truc sur lequel des fashion victims se sont essuyé les pieds. Bon, bref, revenons à nos moutons.
J'ai rechargé ma carte de transports pour ne pas faire la queue devant le distributeur demain. J'ai passé pleins de coups de fil à des amies pour exulter que "ca y est, je reprends le boulot demain!" et me rassurer. Mais toutes m'ont dit:-"Roo ben non, c'est après ta première journée qu'il faut nous appeler pour TOUT nous raconter". Bande de curieuses.
Il me reste juste à choisir ma tenue vestimentaire. Ze question existencielle du moment.
09 juillet 2009
Champaaagne !!!!!
J'ai retrouvé du boulot! Je commence à la rentrée. Tant mieux, je n'avais pas du tout envie de m'y remettre cet été. Ca y est. Après des centaines de candidatures, quelques entretiens pendant lesquels, bien souvent, je me demandais ce que je faisais là, ça y est, je l'ai mon boulot.
Bizarrement, je n'avais jamais envisagé travailler dans ce secteur. Ce n'était pas mon plan de carrière, mais au final, je suis ravie. Comme quoi, parfois la vie nous réserve de belles surprises. Le poste me plaît, et en plus, en plein milieu de la crise économique, je rentre dans la fonction publique.
Ma famille est fière de moi (j'étais la seule à ne pas être encore fonctionnaire). Pour mon père, c'est comme si je rentrais dans le gouvernement. Mes copains se moquent gentiment de moi:-"On va t'acheter des chaussons, une plante verte, une cafetière..."
Pour moi, c'est enfin la possibilité de m'organiser dans ma vie. D'envisager aussi un avenir où dans deux ou cinq ans, je n'aurais pas cette crainte de perdre mon emploi.
02 juillet 2009
Le merveilleux monde du travail
Je suis toujours à la recherche d'un travail suite à mon lourdage économique. Les temps sont difficiles, et en plus, j'ose avoir des exigences en matière de salaire et de conditions de travail. Et le comble, je refuse de travailler pour 2 bols de riz.
Hier, une agence d'interim m'a fait passer un test de personnalité. Et il faut absolument que je vous fasse partager le moment où j'ai failli m'étouffer... de rire, ça va de soi. Entre deux phrases, il fallait choisir celle qui me correspondait le mieux. Evidemment, une fois sur deux, aucune ne me correspondait.
"-J'aime travailler en ayant le sentiment d'appartenir à une grande famille." (aaaaah, mais qui peut croire un truc pareil, je suis peut-être aigrie, mais le monde du travail, c'est hypocrisie, coups de poignard dans le dos, fayotage, léchage de bottes, on te presse comme un citron et on te jette!)
Ou bien:
-"J'approuve tous ceux qui défilent dans la rue pour faire admettre leurs différences." (moi, j'ai compris leurs différences en général, mais aussi et surtout pour défendre leurs droits du travail, droits qui s'étiolent peu à peu, m'enfin, je suis peut-être un peu parano).
Pour faire chier, j'ai choisi la deuxième...
05 janvier 2009
C'est quand on pense que c'est nul que c'est bien
Aujourd'hui, entretien d'embauche. Que je n'avais pas préparé car j'avais eu un mauvais feeling au sujet du poste lors de ma conversation téléphonique avec la petite dame. Quand faudra-t-il que je me rende compte que mes premières impressions sont très souvent mauvaises et que je n'ai aucun instinct?
Ce poste me conviendrait parfaitement!
Je crois qu'il y a eu un petit malentendu au téléphone la dernière fois.
J'aurais du écouter une copine qui me disait le matin même: "tu sais souvent c'est quand on pense que c'est nul que c'est bien!" (Phrase hautement philosophique que l'on peut adapter à pleins de situations). J'aurais du préparer cet entretien. Quand je pense que j'ai du raconter tout mon parcours depuis le baccalauréat!
Au moins, j'ai été très naturelle!
C'est déjà ça. J'essaie toujours de trouver un point positif à chaque chose qui m'arrive. Et puis, ça m'a permis de me rebooster, de sortir de chez moi (j'avais une tendance ermite depuis quelques jours...) et de me mélanger à la peuplade.
Bon allez, je retourne à mes petites annonces. Faut pas croire qu'un seul entretien va déboucher sur un boulot comme ça.
23 décembre 2008
Cette année, pour mon Noël, j'ai reçu...
... ma lettre de licenciement économique! Le grand capitalisme américain a fait une nouvelle victime en ma petite personne. Je n'aime déjà pas Noël, alors là, je n'ose pas vous dire à quel point je HAIS Noël!!!
Le seul point positif est que, depuis 2 mois que cette affaire traînait, je peux enfin passer à autre chose. Même si je suis horriblement déçue car j'adorais mon boulot et je m'étais énormément investie (au point de négliger mon blog!). Et c'est tellement peu courant de nos jours.
Alors me revoilà, depuis peu (puisque mon dernier jour de travail était hier), dans les affres d'une nouvelle recherche d'emploi. Et là, ça commence très fort. Pour un poste d'assistante administrative bilingue, on me demande si je serais capable de faire des traductions techniques sans dictionnaire... Absurde quand on sait que ceux qui ont fait des études de traduction et dont c'est le métier, se servent de documentation pour exercer ce métier. J'ai ri au nez de la petite dame. -"Hihihi, ben pourquoi, vous recherchez pas plutôt un traducteur technique?" Gros blanc (évidemment, la réponse je la connais, ça coûte plus cher). La petite dame est maso et désire quand même me rencontrer à la rentrée des vacances de fin d'année. Ok, c'est toujours ça de pris.
En attendant, je pars passer Noël en famille.
Passez de bonnes fêtes et à bientôt (ben oui, je vais avoir plus de temps là!).
07 octobre 2008
Ze retour
Un bail que je n'étais pas passé sur mon blog. J'ai laissé passer l'été parce que j'étais un peu occupée, parce que je n'avais pas trop envie de venir, et que j'attendais d'avoir l'envie d'avoir envie (expression empruntée à un célèbre philosophe dont je ne me rappelle plus le nom). Ensuite, il y a eu la rentrée. Pareil. J'étais occupée, blablabla... pas trop envie...blablabla...envie d'avoir envie. T'as compris.
Dans ces cas-là, il vaut mieux ne pas se forcer.
Alors, on commence. Côté boulot.
...
Ah? A ce point? Oui, à ce point. Crise économique oblige. Je travaille pour une world company étatsunienne. C'est la déprime totale. Une world company dans le secteur du tourisme. Les américains n'ont plus d'argent, l'Europe est trop chère. Baisse de nos activités. Une catastrophe. Un plan de licenciement devrait bientôt arriver. Mon poste n'est normalement pas supprimé. M'enfin, tant que rien, n'est sûr. Et puis, ça m'embête pour les collègues. On est une chouette équipe. On aime tous ce qu'on fait. Et ça fait bien longtemps que je n'avais pas eu un job intéressant au sein d'une bonne équipe de travail avec une ambiance pareille.
Boss est super mal à l'aise, et du coup, n'assure pas trop à ce niveau. La preuve, depuis quelques temps, il nous distribue des carambars, comme si on avait douze ans et qu'on avait besoin de se faire consoler. J'ai du prendre 2kg avec ses conneries.
Le jour où il commencera à nous distribuer des nounours au chocolat à la guimauve, ça voudra dire qu'on est vraiment dans la mouise?
19 juin 2008
La dure loi du capitalisme
Aujourd'hui, j'ai vu un homme pleurer.
Et mes yeux se sont mouillés à leur tour aussi. Comme ceux de certaines de mes collègues. Les autres hommes, eux, ont froncé les sourcils et regardé le sol pour ne pas croiser le regard de cet homme, apprécié de nous tous, qui nous expliquait, la gorge nouée, qu'avoir été notre directeur avait été un grand plaisir et qu'il était surpris de la décision brutale prise par la grande hiérarchie.
Informé hier seulement par le Grand Patron capitaliste américain qu'il avait 10 jours pour faire ses cartons et laisser son bureau à son successeur.
Ambiance de merde au boulot. Nous sommes tous écoeurés par cette injustice. S'il y en avait bien un qui ne devait pas partir, c'est bien lui. Un homme formidable, à l'écoute de tous, passionné par son travail, motivé et bosseur.
Et pour une fois que je m'entendais bien avec un boss...
20 février 2008
Au revoir, au revoir Président
J'ai donné ma démission lundi matin. Et j'ai découvert un côté de Boss que je n'avais pas souvent eu l'occasion de voir: il a été très compréhensif. Si si. Il a compris que la jeune femme douée et pleine de potentiels que je suis avait clairement envie d'aller voir ailleurs ce qu'il se passait. Mes chevilles? Nan, ça va, elles n'enflent pas trop, merci.
Par contre, cette conne de collègue a eu une réaction complètement égoïste. -"Fais chier, il va falloir tout recommencer. Pffff, j'ai des vacances à prendre. Pfff, et puis, m'en fous, je ferais quand même le pont du 1er mai." Ne te réjouis pas pour moi, je m'en tamponne le coquillard, je me casse, JE ME CAS-SE!!!!!
15 février 2008
Et alors????
Hier en fin d'après-midi, j'avais rendez-vous pour un 2ème entretien. Un peu anxieuse, ne sachant pas trop pourquoi on me faisait revenir et à quelle sauce j'allais être mangée. Je passe d'abord un entretien avec un monsieur qui m'impressionne un peu. Puis, un autre monsieur arrive, celui avec qui j'ai passé l'entretien la semaine dernière. Et là, il me dit:" J'ai un problème avec vous...".
-"Ah bon...?" Je réponds timidement, mais en fait j'ai envie de lui cracher à la gueule et de lui demander si ça l'amuse de me faire revenir juste pour me dire ça. Non mais.
-"Oui. J'ai un problème. Pourquoi ne pouvez-vous pas commencer à travailler demain?"
Oui oui oui. J'ai eu le boulot!!!! I got the job!!!!!
J'ai crié mon bonheur dans le couloir en sortant. J'ai sauté de joie dans l'ascenseur.
Je n'ai pas pu donner ma démission aujourd'hui car, pour raisons familiales, je ne suis pas allée travailler. Je suis très contente, mais là j'avoue, j'ai un noeud à l'estomac rien qu'à l'idée de devoir affronter Boss. L'idéal serait qu'il réduise le préavis, mais ce n'est pas gagné.
Deuxième noeud à l'estomac quand je pense à la recherche d'appart', au déménagement (le 4ème en 4 ans quand même).
Mais bon, après, ce ne sera que du bonheur.
12 février 2008
Mon entretien
L'entretien d'embauche de la semaine dernière s'est plutôt bien passé. Je ne suis jamais contente de moi, alors évidemment, en sortant, je me suis dit que ça aurait pu être mieux, qu'il y a des choses que j'aurais du dire, d'autres éviter de dire. Je suis une traqueuse, alors finalement, j'étais ravie et soulagée que ce soit fini. Mais dans l'ensemble, je pense avoir fait bonne impression. Et j'attendais la réponse, nerveusement....
Roulement de tambours....
Je suis convoquée à un deuxième entretien! Et là, ça recommence. Je redeviens fébrile. J'ai un noeud à l'estomac et une envie de vomir, le top de la glatitude quoi.
Mais pourquoi ils veulent me revoir? Qu'est-ce que je vais bien pouvoir leur dire de plus? J'ai passé l'entretien avec le Directeur de la boîte. Qui d'autre veut me rencontrer jeudi? L'heure de l'entretien était non-négociable. 18H00, c'est pas une heure pour convoquer les gens ça? Parano comme je suis, j'imagine le pire, un guet-apens peut-être. J'irais avec ma bombe lacrymo dans le sac à main et j'ai déjà prévenu un ami pour qu'il appelle la police si je ne l'appelle pas à 19H00. Si si, véridique.





