23 janvier 2009
Facebook et moi
Pendant très longtemps, j'ai fait de la résistance. Non, Facebook ne passera pas par moi! Et puis, la semaine dernière, j'ai craqué et j'ai rejoint le troupeau de moutons. Je n'ai pas tout mis en accès libre. Faut pas pousser. Mon nom et ma frimousse, c'est bien assez. Depuis, je passe mes journées sur Facebook au lieu de chercher un boulot, faignasse. Je me suis inscrite à des groupes les plus ahurissants les uns que les autres, je fais des tests hyper débiles, et ça m'amuse! Certes, je pourrais en profiter pour contacter des amis. Oui, parce que pour l'instant, j'ai zéro ami sur facebook, c'est un peu la loose.
Oui, mais j'aime bien me faire prier et qu'on me demande d'être ami. D'ailleurs, à ce sujet-là, où se situe "l'amitié" sur facebook? Pas trop envie d'avoir comme ami certains anciens collègues ou des gens que j'ai croisés deux fois dans ma vie au cours de soirées un peu arrosées.
Le but principal est évidemment de retrouver de vieux amis. D'ailleurs, hier mon ancien colocataire m'a retrouvée sur le site. Presque quinze ans qu'on ne s'est pas vus. Et il est toujours aussi beau le bougre! A l'époque, j'avais des principes à la con: -on ne touche pas à un homme qui a déjà une copine (aujourd'hui, je ne pense plus pareil, après tout, chacun sa merde) et -on ne couche pas avec son colocataire, on ne sait jamais comment ça peut se finir cette histoire, ce serait dommage de mettre une mauvaise ambiance. Bon, on s'était quand même roulé quelques galoches. La première fois, j'étais bien imbibée d'alcool. Dommage, je ne m'en rappelle pas. Je me rappelle juste qu'il m'a tenu les cheveux quand j'ai vomi un peu plus tard dans la soirée. Soooo romantic and glamorous... Une autre fois, pour nous dire bonne nuit, nos lèvres ont dérapé et hop on s'est embrassés.
On serait quinze ans plus tôt, je ne m'encombrerais pas de principes à la con. Je me jetterais sur ce beau gosse et je lui arracherais ses vêtements.
10 janvier 2009
Rateau
Hier après-midi en ville, je m'attable tranquillement dans un bar et prends un chocolat chaud pour me réchauffer. Un homme plutôt pas mal me jette des petits coups d'oeil intéressés, et finit par venir m'accoster. Et qu'est-ce que c'est agréable à l'ère de Internet et des rencontres virtuelles d'avoir un homme qui ose vous draguer en vrai! Je me suis crue en 1992. Ok, c'est complètement différent, j'étais beaucoup plus jeune et certainement plus désirable aussi. Et mes jupes étaient aussi plus courtes.
Bref, l'homme s'approche, sourit et me dit:-"Excusez-moi, mademoiselle, vous êtes seule ou vous attendez quelqu'un?"
Je ne me sens plus pisser :-"Ah non, je n'suis pas seule, je suis avec mon ego, mon surmoi et mon inconscient. Et ça fait pas mal de monde, croyez-moi!"
Le type s'excuse et se casse.
Je me suis sentie toute conne. Soit il avait juste entendu les premiers mots, soit il n'a pas apprécié mon humour à deux balles.
Ca m'apprendra à essayer d'être spirituelle...
07 janvier 2009
Aaaaaaah, les soldes!!!!!!
Aujourd'hui, j'ai bravé la foule pour aller faire les soldes en Sibérie. Je suis fière de moi. Je n'ai rien acheté de ce qui n'était pas sur ma petite liste. J'ai trouvé une zolie paire de bottines et un ravissant béret pour me protéger du froid. A côté de moi, deux nanas qui hésitaient à s'acheter un couvre-chef, de peur d'avoir l'air ridicule: -"oui mais bon, en même temps, à la télé, ils ont dit que le plus important, c'était de bien se couvrir et d'avoir chaud à la tête". Ah! Ben heureusement qu'il y a des greluches qui appliquent à la lettre ce que dit la télé! Mais comment faisaient les gens quand ils n'avaient pas la télé?
J'ai parfois des tendances asociables. Autant vous dire que cette journée fut donc pénible. Entre les grognasses qui croient que le magasin a été spécialement réservé pour elles, celles qui font exprès de regarder chaque article que je convoite et celles qui n'avancent pas parce qu'elles textotent (et là je m'insurge: soit tu textotes, soit tu fais les soldes et tu bouges, vite, mais il faut faire un choix). Ca n'a ni queue ni tête, dit comme ça, mais je me comprends.
N'ayant pas trop fait de folie, je rentre chez moi pour faire les soldes sur internet. Je remplis mon panier chez Mme Redoute. Deux heures après, -oui parce que je suis très indécise quand je dois acheter quelquechose- je regarde mon panier. Et une grognasse m'avait volé les deux articles que je préférais, ils étaient épuisés!
J'ai tout annulé. Pas de soldes sur Internet.
Demain, je retourne faire les soldes en ville. Je suis maso, oui je sais.
05 janvier 2009
C'est quand on pense que c'est nul que c'est bien
Aujourd'hui, entretien d'embauche. Que je n'avais pas préparé car j'avais eu un mauvais feeling au sujet du poste lors de ma conversation téléphonique avec la petite dame. Quand faudra-t-il que je me rende compte que mes premières impressions sont très souvent mauvaises et que je n'ai aucun instinct?
Ce poste me conviendrait parfaitement!
Je crois qu'il y a eu un petit malentendu au téléphone la dernière fois.
J'aurais du écouter une copine qui me disait le matin même: "tu sais souvent c'est quand on pense que c'est nul que c'est bien!" (Phrase hautement philosophique que l'on peut adapter à pleins de situations). J'aurais du préparer cet entretien. Quand je pense que j'ai du raconter tout mon parcours depuis le baccalauréat!
Au moins, j'ai été très naturelle!
C'est déjà ça. J'essaie toujours de trouver un point positif à chaque chose qui m'arrive. Et puis, ça m'a permis de me rebooster, de sortir de chez moi (j'avais une tendance ermite depuis quelques jours...) et de me mélanger à la peuplade.
Bon allez, je retourne à mes petites annonces. Faut pas croire qu'un seul entretien va déboucher sur un boulot comme ça.

